J’ai créé ce site pour deux raisons, principalement. La première, c’est que je cherchais un espace d’expérimentation pour écrire à propos d’idées éparpillées qui sont à la fois disparates et enchevêtrées, qui prennent ma tête pour un non-lieu ou qui me hantent depuis vraiment longtemps. Des idées que j’aimerais développer sans éprouver le besoin de les rendre publiques, du moins pas pour le moment; ni par la chronique, ni par une itération quelconque du ressenti visibilisé des médias sociaux. Ça peut sonner comme une forme de repli ou de protestation, mais c’est pas le cas (tout s’explique à la deuxième raison). C’est aussi né d’un questionnement persistant à savoir s’il est possible de publier des résultats de recherche (ou des constats) sans les faire passer par la voie académique cc l’article scientifique. Don’t get me wrong, je respecte la méthode et je peux souvent réellement l’apprécier, avec les élans de motivation que certaines lectures me procurent, et même quand ça attise ma rage contre le pauvre gatekeeping intellectuel de certains ou les tentatives très visibles de breveter une théorie générale. Reste que c’est rigide et c’est long, au point où pour moi ça éteint toute sensation d’être (un minimum) dans l’action et de cheminer vers quelque chose de concret. C’est tout à fait subjectif. Et j’insiste que je ne cherche pas à simplifier la démarche et je ne preach pas pour les raccourcis. En fait, c’est surtout sur la forme que je veux expérimenter. Vraies réflexions, pas de simplifications, senti et sincère sans le ressenti garoché, et quand même important.. sympathique à lire. Pas évident, mais comme il n’y a aucune mention de l’existence de ce site, les conséquences demeurent introspectives. Et voilà le lien avec la deuxième raison. J’ai créé ce site dans le but de m’entrainer à créer pour créer, sans me dire qu’il faut que ça plaise assez pour être monétisé, ou être partagé, ou attirer assez d’attention pour que quelqu’un m’offre une place quelque part. Mais que ça demeure quand même publique, techniquement. Je m’écris à moi-même en fait, mais comme si c’était une autre (des) variante(s) de moi-même.
Pour ce qui est du nom, peut-être un autre jour.
